André Losch

« Il est important que nous pensions également à ceux qui ne sont pas gâtés par la vie et que nous fassions tout notre possible pour les aider et pour améliorer leur situation. »

André Losch

Dates clés de la Fondation

L'année de la création

L'année de décès d'André Losch

L'année de la professionnalisation

Né le 20 juillet 1934 à Diekirch, André Losch était le deuxième d’une fratrie de quatre enfants. Il grandit à Useldange où il fréquenta l’école primaire.

Après la Seconde Guerre mondiale, son père exploita un petit commerce de boissons. Livreur de la brasserie de Diekirch, il effectuait de grandes tournées dans le pays au volant de son camion, ce qui était encore peu courant à l’époque.

André Losch devait étudier l’architecture mais son choix s’est finalement porté sur des études de gestion d’entreprise à Cologne.

André Losch a pris l’habitude d’aider son oncle, Martin Losch, fondateur du Groupe Losch, pendant les vacances universitaires. Mettant la théorie en pratique, il s’occupait surtout de la comptabilité de l’entreprise. C’était, entre autres, en contrepartie du soutien financier que lui a octroyé Martin Losch pendant toutes ses études.

Peu après l’obtention de son diplôme de gestion, André Losch a progressivement pris des responsabilités dans l’affaire de son oncle jusqu’à en devenir le directeur en 1968.

Resté à la tête de l’entreprise familiale pendant un demi-siècle, il s’est fait une triple réputation de partenaire fiable avec un excellent sens des affaires, de patriarche de la société et de personnalité respectée.

Si André Losch a renoncé à étudier l’architecture comme il le souhaitait
initialement, au sens figuré, il a bâti l’œuvre de sa vie en véritable architecte : il a choisi avec soin les piliers qui assurèrent la stabilité de l’entreprise, il a créé des sociétés, a sélectionné ses collaborateurs, et a veillé à assurer des bases saines et une solide statique.

Une histoire de cœur

André Losch était un homme clairvoyant et pesait judicieusement ses actes. Il s’était penché dès 2008 sur la transmission et la pérennisation de l’œuvre de sa vie. La sauvegarde des emplois lui tenait à cœur.

De plus, il avait décidé de mettre les bénéfices disponibles de sa société au service de l’intérêt de la communauté. De ce concept de base a germé l’idée d’une fondation. Une démarche novatrice qui, à ce jour, demeure unique en son genre au Luxembourg. Ses objectifs étaient clairs : assurer la pérennité de la société Losch, s’établir solidement au Grand-Duché et, parallèlement, soutenir généreusement un engagement solidaire.

La réalisation du projet était complexe car la solution choisie constituait un précédent juridique au Luxembourg. Il fallut d’abord obtenir l’autorisation par arrêté grand-ducal avant de pouvoir créer la « André Losch Fondation » en 2009.

Une fondation ne se crée ni facilement ni à la légère. Il faut une préparation minutieuse. André Losch en a posé les jalons suffisamment tôt pour qu’un conseil de fondation bien rodé puisse s’engager avec lui pendant six ans dans les premiers
projets. Et pour diriger la Fondation, André Losch a choisi des personnes en qui il avait une confiance absolue. Une telle personne était Jean Hoss.

JEAN HOSS – AMI D’ANDRÉ LOSCH ET PRÉSIDENT HONORAIRE DE LA FONDATION

Maître Jean Hoss, membre fondateur du cabinet d’avocats Elvinger Hoss Prussen au Luxembourg et ami d’André Losch, a joué un rôle clé dans la création d’André Losch Fondation.

Jean Hoss a accompagné André Losch tout au long du processus d’élaboration de la Fondation, dont il a assumé le rôle de Président depuis avril 2016. Il a été nommé Président honoraire à partir de février 2018, date à laquelle Pit Reckinger est devenu le nouveau Président d’André Losch Fondation.

En parlant de leur amitié de longue date, Maitre Hoss raconte : « Nous avons fait connaissance à la fin de l’année 1963. Il me fallait une nouvelle voiture et André s’occupait encore personnellement des ventes à cette époque. J’avais jeté mon dévolu sur une VW Passat Variant que j’obtins en 1964, mais au terme d’âpres négociations : elle coûtait 95 500 francs et je voulais l’avoir à 95 000 francs. André me dit soudain : « De temps à autre, nous avons besoin d’un conseil juridique et nous pourrions tout à fait profiter de quelqu’un comme vous. » J’avoue que jamais je n’ai aussi bien investi 500 francs dans pareille amitié et dans une aussi belle relation professionnelle ! »

Le texte de cette page est inspiré du livre « Losch Luxembourg – L’histoire d’une entreprise, de ses fondateurs, de ses visionnaires, mais avant tout, une histoire humaine », édité par André Losch Fondation en 2019.